5 questions pour faire calmement le bilan de sa vie


Se libérer / samedi, septembre 22nd, 2018

Pendant longtemps, j’ai cherché la passion dans mon travail et dans ma vie en général. J’ai une tendance naturelle à l’extrême surtout quand il s’agit de mes choix personnels et professionnels.

Une fois la décision prise, bonne ou mauvaise, j’agis de façon impulsive.

J’ai décidé du jour au lendemain de devenir végétarienne suite à la lecture de l’ouvrage de Foer Faut-il manger les animaux et de Stéphane Caron No steak.

J’ai démissionné de mon job de consultante sur un coup de tête car faire des présentations PowerPoint inexploitées me frustrait.

Avec le temps, j’ai compris que rechercher la passion me rendait malheureuse.

Cette quête m’a conduit à l’hyperactivité sur le plan personnel.

Il fallait sans cesse que je sois occupée, que je montre que je faisais des choses, que je trouve une passion.

Au final, j’ai essayé puis j’ai finalement abandonné pas mal d’activités : guitare, course à pied, boxe, body combat, musculation, yoga, pilates, méditation, cuisine, montage vidéo, écriture, dessin …

A chaque fois, j’étais déçue de moi même, de mon manque de détermination.

Cette quête m’a conduit à l’indécision et à l’insatisfaction sur le plan professionnel.

A ce niveau là aussi, j’ai multiplié les expériences et les secteurs d’activités : Commerciale, Chargée de webmarketing, Consultante, Chargée de recrutement, Chargée de clientèle …

Tous ces postes ont fini par me lasser. Il manquait toujours ce petit grain de folie qui enchanterait mon quotidien.

Puis un jour, j’ai réalisé.

En cherchant des sources de satisfaction dans le monde extérieur, je me condamnais à être insatisfaite.

Je ne voulais pas finir comme ma vieille cousine Sonia à me plaindre de tout, tout le temps. Donc j’ai décidé de “changer de regard” comme on dit et d’analyser ma vie au regard de 5 critères.

  1. Est-ce que j’apprends ?

L’apprentissage est un moteur important pour moi. L’auto-apprentisage est dans ma nature. Le simple fait d’apprendre à faire un lien direct de mon menu à mon formulaire de newsletter sur mon site me procure une profonde satisfaction (et une danse de la victoire).

J’apprécie également l’apprentissage entre pairs. Partager mon savoir avec mes clients, mes collègues et mes amis mais aussi apprendre d’eux est vital. J’ai pris conscience de La Sagesse des foules en tant que consultante. Depuis, je crois sincèrement que les solutions les plus pertinentes sont celles qui sont co-construites par des personnes issues de milieux différents.

2. Est-ce que je dispose d’une certaine autonomie ?

Je suis une personne assez autonome. J’ai préparé le concours de Sciences Po seule dans mon coin en 3 mois avec mes 5 tomes écrits par Birstein et Milza portant sur l’histoire de France.

Dans mon travail, j’ai eu la chance qu’on me fasse confiance pour la réalisation de mes différentes missions. Je n’ai jamais eu à faire à des systèmes d’incitations stricts ou à un contrôle serré. Vive l’esprit Start-up !

Cette responsabilisation me plaît et me motive.

3. Est-ce que je dispose d’une certaine flexibilité pour avoir une vie en dehors du travail

J’ai toujours accordé une grande importance à l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Je me souviens, lors de mon premier entretien d’embauche, on m’a demandé si j‘étais prête à sacrifier ma vie personnelle pour réussir. J’ai dit non. Je n’ai pas eu le poste mais on ne pourra pas me reprocher mon manque de franchise ! J’ai eu trop d’exemples dans ma famille de maladies professionnelles pour renoncer à ma vie personnelle.

4. Est ce que je me sens utile ?

L’utilité est la notion avec laquelle j’ai le plus de difficultés. C’est au final une vision assez subjective. Il est difficile de juger ce qui est utile de ce qui ne l’est pas.

Pour moi, la mode a toujours été “futile” mais j’ai craqué pour les choix esthétiques de certains créateurs qui travaillent dans l’upcycling (cf. https://www.kufu.fr/)

5. Est ce que mon entourage m’aide à grandir ?

J’ai lu que les 5 personnes avec qui on passent le plus de temps sont celles qui ont le plus d’influence dans notre vie. Nous avons la possibilité de les choisir. Pour ma part, elles viennent de différents milieux et travaillent dans des secteurs très différents : naturo, commerciale en milieu industriel, notaire, dessinateur technique et ingénieur. Cette diversité me permet d’intégrer une pluralité d’avis et d’avancer dans mes réflexions.

La combinaison de ces 5 critères me semble être une bonne matrice pour analyser ses choix de vie.

Dans mon cas, elle m’a libéré de ma quête désespérée de la passion.

Et vous, quels sont les critères que vous utilisés pour faire calmement le bilan de votre vie ?

 

Photo Credit : @Maarten Deckers Merci !


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