Le pitch du roman en 3 phrases

Le roman l’élégance du hérisson retrace l’histoire de Rénée.
Renée est une concierge surdouée qui cache son intelligence.

Elle rencontre Paloma, une jeune fille de 11 ans, avec qui elle partage de nombreux points communs malgré leurs conditions sociales différentes.

Les deux personnages vont alterner la narration de morceaux de leur quotidien dans un immeuble parisien.

C’est un roman piquant et léger parfait pour la saison !

3 idées ont retenu mon attention :

Idée 1. La richesse conduit à l’insatisfaction 

Les habitants de cet immeuble chic sont des personnages égoïstes ou névrosés.

La mère de Paloma est une professeure de littérature dépressive.

Son père, un homme politique aigri.

Sa sœur, la bonne élève qui suit passivement la trajectoire dessinée par ses parents.

Tous vivent enfermés dans leur bulle.

Ils ne vont pas au-delà des clichés.

Ces personnages sont décrits de façon assez caricaturale.

Ils sont incapables de penser que leur concierge peut être cultivée.

Ils la considèrent avec mépris.

Renée est pourtant une femme extrêmement cultivée.

Or, malgré sa lecture de Marx, elle décide de ne pas dépasser sa condition sociale.

Elle est résignée à rester à la place qu’on lui assigne.

Idée 2 : L’intelligence est source de malheur 

Les deux héroïnes du roman sont des hérissons.

Les hérissons sont des personnes « bardées de piquants, de vraies forteresses, mais ils sont simplement aussi raffinés que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes. »

Elles sont très sensibles et introverties.

Elles ne veulent surtout pas attirer l’attention et montrer leur savoir.

Elles se réfugient donc dans l’art.
L’art leur permet d’échapper à l’absurdité du monde et à une forme de solitude.

On voit le mal-être de ces personnages qui sont trop lucide sur la vie.

En effet, « si l’existence est absurde, réussir n’a pas plus de valeur que d’échouer ».

Ce mal-être est également dû à leur isolement.

Dès qu’elles se rencontrent et rencontre le Ozu, un nouvel habitant japonais haut en couleur, elles arrivent à apprécier la beauté de la vie.

Idée 3. L’art permet de donner un sens à sa vie

Des références à la littérature, à la philosophie, au cinéma, à la peinture ponctuent le roman.

Certains diront que c’est un peu pesant, en ce qui me concerne j’ai adoré.

L’art est un moyen d’échapper au déterminisme biologique qu’est notre mort.

Il permet d’échapper aux angoisses face au vide existentiel.

Ainsi Renée se plonge dans la littérature pour calmer ses questionnements.

Elle ne peut pas assouvir sa soif de connaissance, c’est plus fort qu’elle.

Cependant, grâce à l’art, elle perçoit la beauté du monde.

Sa conception de l’art est très large.

Elle inclut les oeuvres humaines mais aussi la contemplation de la nature et les petits plaisirs quotidiens comme boire un thé ou savourer un carreau de chocolat.

Autant vous dire que je me suis souvent identifiée à elle.

Ce que j’ai appris

  • Les personnes surdouées ou introvertie ont du mal à trouver une place dans une société qui valorise l’extraversion.
  • Il est important de trouver une communauté qui partage ses valeurs pour prendre conscience de la beauté de la vie.
  • Il faut accepter sa condition humaine et le déterminisme qu’est notre mort.
  • L’art a des vertus thérapeutiques. Il permet de dépasser ses peurs.
  • La vie est un mouvement mais il faut aussi prendre le temps de saisir les petits instants qui meurent. Ces petits instants sans conséquence constituent le fil de nos vies.

Quelques citations

  • « Je traquerais les toujours dans les jamais, la beauté de ce monde. »
  • « Je ne vois que la psychanalyse pour concurrencer le christianisme dans le bal des souffrances qui durent. »
  • «  Les gens poursuivent les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal ».
  • «  J’ai appris à repérer dans le monde des mouvements immobiles. »
  • «  Ceux qui savent faire font, ceux qui ne savent pas enseignent, ceux qui ne savent pas enseigner enseignent aux enseignants et ceux qui ne savent pas enseigner aux enseignants font de la politique ».
  • « Si tu oublies le futur tu perds le présent. »
  • « Nous ne voyons jamais au-delà de nos certitudes et, plus grave encore, nous avons renoncé à la rencontre, nous ne faisons que nous rencontrer nous-même sans nous reconnaître dans ces miroirs permanents. »
  • «  L’art c’est la vie mais sur un autre rythme. »
  • «  Il n’y a qu’une seule chose à faire, trouver la tâche pour laquelle nous sommes nés et l’accomplir du mieux que nous pouvons. »
  • «  C’est peut-être ça être vivant traquer les instants qui meurent.


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