3 leçons de vie issues de « Petit Pays » de Gaël Faye


Articles, S'inspirer / samedi, décembre 1st, 2018

Quand je lis qu’il ne faut pas perdre de temps à lire des romans, cela me met en colère et m’attriste. 

Les romans nous font grandir. Ils capturent mieux que la plupart des manuels l’essence de la conscience humaine. La conscience est ce qui fait notre grandeur. Notre monde est de plus en plus complexe.

Les nouvelles technologies et le réchauffement climatique seront les défis du 21è siècle. Face à ce constat, développer sa conscience devient urgent. 

C’est pourquoi j’ai décidé ponctuellement de livrer des leçons de vie que j’ai apprises grâce à des oeuvres de fiction qui m’ont marquées.

J’inaugure cette rubrique avec le roman « Petit Pays ».

Petit Pays, est le nom du premier roman de Gaël Faye.

« Petit pays » c’est un terme affectif qu’utilise l’auteur pour parler du pays de son enfance, le Burundi.

Il nous plonge dans les souvenirs d’enfance de Gabriel, le héros.

Ce roman écrit à la première personne mêle passages auto-biographique et fiction.

Sa lecture permet de réfléchir sur le sens de nos vies et nous offre 3 belles leçons.

Leçon 1. Le bonheur ça évite de réfléchir

La première partie du roman est assez légère.

On découvre un paradis incarné par l’ « impasse ».

L’ « impasse » est le nom donné à un cul-de sac de 200 mètres où Gabriel retrouve ses copains pour faire les cent coups.

La vie de Gabriel est assez paisible. Il grandit dans un milieu aisé, son père est un expatrié français et sa mère une émigrée Rwandaise. Gabriel s’amuse, va à l’école française, profite de sa famille.

Il se rendra compte après coup de ce bonheur. Le bonheur ne se voit que dans le rétroviseur.

Leçon 2. La vie oblige à se positionner

Gabriel ne voulait pas se mêler de politique pour ne pas mettre de « pagaille dans son ordre des choses ».

Son quotidien va être déstabilisé par un coup d’état qui déchire le Burundi.

Ce coup d’état fait entrer la violence dans sa vie.

Malgré tout, il ne veut pas prendre position dans ce conflit.

Il ne comprend pas la guerre.

Paradoxalement, cette naïveté décrit le mieux l’essence même de la violence.

La violence est absurde mais elle fascine les hommes qui y voit un moyen d’exprimer leurs pulsions. La violence apaise aussi provisoirement leurs peurs.

Le drame qui secoue son pays d’origine, le Rwanda, le rattrape.

Sa famille restée au Rwanda va être massacrée par les Hutus.

Rester neutre devient alors impossible.

Surtout que ce génocide laissera des marques indélébiles sur l’équilibre psychologique de sa mère.

Leçon 3. Parfois, on a besoin de s’échapper du réel

Pour s’échapper de ce quotidien fait de violence, Gabriel se réfugie dans la lecture. La lecture permet de dépasser les frontières de son pays, de trouver des réels plus supportables. La lecture lui permet aussi d’explorer ses sentiments, de ressentir de nouvelles émotions.

Elle lui servira de refuge pour supporter la situation et espérer le retour de l’insouciance.

Le mot de la fin

J’ai appris trois belles leçons de vie grâce à ce roman. En refermant la dernière page du livre, je saisis également ma chance d’avoir grandi et de vivre dans un pays qui me donne le choix. 

Je suis libre de mes opinions.

Je peux choisir mes amis sans avoir à me soucier de leurs origines, de leurs croyances ou de leurs convictions.

Enfin, je peux choisir de créer la réalité dans laquelle je veux vivre.

Je peux agir pour un monde plus solidaire et plus respectueux de la nature.

En avoir conscience est déjà une réussite.

 

Photo Crédit : Merci à  Seth Doyle

 


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