Pourquoi renoncer à l’ego nous aide à mieux vivre


Se libérer / dimanche, septembre 16th, 2018

Le sens de la vie, une question angoissante

Je me suis pendant longtemps posé la question du sens de l’existence. Cette quête m’a conduit à des angoisses et à de nombreux questionnements.

Je cherchais des réponses, mais au fond, je ne voulais pas entendre celles qui bousculaient mes certitudes. J’étais convaincue que la réponse était ailleurs, que d’autres avaient trouvé la clef. Qu’il fallait que j’explore le monde pour accéder moi aussi à ce Graal. J’ai cherché dans les voyages une échappatoire à mes peurs. Il fallait aller toujours plus loin, multiplier les visites, surtout ne rien manquer. S’éloigner aussi d’une réalité, d’un quotidien qui m’ennuyait. J’ai cru à tort que l’herbe était plus verte ailleurs.

Et puis, je ne voulais pas affronter le vide. J’ai donc rempli ma vie d’activités en tout genre : sport, conférences, expositions, cinéma, shopping …

Être occupée pour ne pas affronter la réalité.

Me persuader que ma vie allait être plus intéressante, qu’il fallait « faire » pour « être ».

Le sens de la vie, une réalité enthousiasmante

Puis, j’ai réalisé. J’ai réalisé que je n’étais qu’une infime poussière dans un univers bien plus vaste. Mon existence n’allait pas changer le monde. Même Shakespeare, Einstein et Churchill n’ont été que des épiphénomènes au regard de l’échelle de l’humanité.

Le jour où j’ai compris que j’étais poussière parmi les milliards de poussières, j’ai commencé à aller mieux. Cela peut sembler paradoxal pour certains. Effectivement, on peut penser que cela est déprimant de réaliser que peu importe nos actions, nous sommes condamnés à disparaître sans laisser de traces, juste quelques souvenirs pour ceux qui nous ont côtoyé.

Je l’ai cru moi aussi un temps et puis j’ai réalisé que c’était notre plus grande chance !

Renoncer à notre ego nous libère du regard des autres.

Si nous réalisons que nos actes ne sont pas importants, que tout est instable, nous pouvons vivre sans chercher à faire le plus de choses possibles, mais seulement à être nous-mêmes. Nous ne nous sentons pas obligés de porter des masques sociaux pour plaire aux autres ou chercher leur approbation.

Renoncer à notre ego nous apprend l’humilité

Notre ego nous pousse à accomplir des choses pour nous sentir valorisés, pour briller en société. Nous sommes exigeants envers nous-mêmes. Nous voulons accomplir de grandes choses. Nous pensons que notre existence est singulière, que le monde nous attend, que tout nous est dû. En fait, le monde n’attend rien de nous et ne nous doit rien. Au contraire, nous lui sommes redevables pour les possibilités qu’il nous offre.

Renoncer à notre ego nous pousse à prendre des risques et à expérimenter.

Ces possibilités sont infinies, mais pour les explorer, il faut prendre des risques. Il faut affronter ses peurs, sortir de sa zone de confort. Le monde est vaste, mais si nous vivons enfermés dans nos certitudes, nous nous privons des possibilités d’expérimenter de nouvelles façons de penser, de sentir, de vivre. Si il reste seulement les expériences que nous avons vécues et qui font de nous ce que nous sommes, alors la seule chose à faire est de multiplier les expériences. Ces expériences peuvent être en-dehors de nous mais aussi en nous. C’est peut-être cela notre plus grande richesse : notre capacité à concevoir de nouvelles expériences.

Sur le papier renoncer à l’ego semble n’avoir que des avantages. Pourtant parfois, je me dis que l’ego est ce qui nous conduit à nous dépasser.

Peut-on renoncer à l’ego tout en dépassant ses limites ?

Je m’y efforce sans toujours y arriver. Si vous avez trouvé la clef, je suis curieuse de lire vos conclusions.

 


Photo Credit : @Andre Mouton Merci!

 

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