La culpabilité est omniprésente dans nos vies.

Qui ne s’est jamais senti coupable ?

Coupable de ne pas passer assez de temps avec ses proches ?

Coupable de ne pas savoir dire non ?

Coupable d’être triste ?

Coupable d’être heureux ?

Coupable de laisser un ami agir contre son intérêt …

Les exemples peuvent se multiplier à l’infini.

D’ailleurs, le livre Au diable la culpabilité regorge d’exemples concrets de situations où la culpabilité s’installe.

Le sentiment de culpabilité apparaît tôt. Chez un bébé il apparaît pour la première fois à partir de 18 mois.

En soi, la culpabilité n’est pas problématique. Mais elle peut vite le devenir.

Ce livre démontre pourquoi.

Ce qui a retenu mon attention

1. La culpabilité nuit gravement au bien-être

La culpabilité est un ressenti. Elle se manifeste autant sous la forme d’une émotion que d’un sentiment.

Le déclencheur est l’impression d’avoir commis une faute qui a causé du tort.

La culpabilité est donc utile pour maintenir l’ordre social.

Elle incite les individus à respecter les règles.

Elle les incitent à réparer les torts commis.

Le problème c’est quand une culpabilité injustifiée apparait alors qu’il n’y a pas eu de fautes.

Il s’agit d’une culpabilité morbide.

Ce type de culpabilité est lié au mental.

Elle désigne le fait de se sentir coupable alors qu’aucun tort n’a été commis.

Ce genre de culpabilité nuit au bien-être des individus.

Elle peut leur gâcher la vie.

2. La culpabilité comporte des avantages !

Il y a toujours des avantages cachés à se sentir coupable.

Se culpabiliser évite de se remettre en question.

Se culpabiliser est rassurant.

Cela donne l’impression qu’on maîtrise la situation.

Cela donne le sentiment qu’on peut influencer les évènements.

La culpabilité offre l’impression de disposer d’un pouvoir total sur les évènements.

On se sent tout-puissant.

La culpabilité est utilisée comme un levier de manipulation.

Elle est d’ailleurs très efficace.

C’est pour cela que les parents l’utilisent fréquemment pour élever leurs enfants.

Par exemple, quand les parents font croire aux enfants qu’ils sont responsables des émotions que ces derniers ressentent (« tu m’énerves »)

3. Ne plus se sentir coupable demande un effort

Pour ne plus se sentir coupable, il faut d’abord prendre conscience de ses émotions.

Pour cela, on peut verbaliser son sentiment de culpabilité.

Il faut ensuite accepter ses limites et reconnaître qu’on ne peut pas tout contrôler.

Il faut également prendre ses responsabilités et permettre aux autres d’assumer leurs responsabilités.

Reconnaître qu’ils disposent aussi d’une certaine liberté pour prendre des décisions. Ils sont également responsables de leurs émotions.

À ce niveau pour savoir si l’autre dispose d’une liberté de choix, il est intéressant de se poser la question suivante : le but visé dépend-il entièrement de moi ?

Enfin, il faut savoir tourner la page et réparer la faute si cela est possible.

La réparation peut être symbolique car toutes les fautes ne sont pas réparables.

L’auteur cite le cas d’un homme qui a abusé sexuellement d’une femme qui lui a écrit une lettre d’excuses.

Quelques citations

«  Le pouvoir n’est pas que contrainte ou usage de force, il est aussi manipulation ».

«  On ne choisit pas son talent, on le découvre et on choisit de l’exploiter ou pas ».

«  La culpabilité est une façon de se positionner dans le monde ».

« Celui qui se culpabilise essaye de réécrire le passé ».

« On ne choisit pas d’être triste »

« On ne commande pas ses attirances, on les vit »

«  La seule personne qui peut vous rendre heureuse, c’est vous-même ».

Ce que j’ai appris

  • Le fait de lier sentiment de culpabilité et sentiment de toute puissance est surprenant ! Je n’avais jamais envisagé les choses de cette façon.
  • Ce livre m’a beaucoup aidé à reconnaître un sentiment de culpabilité qui s’est installé au fil des années :
    • J’ai tendance à être perfectionniste et donc je me sens vite coupable si je n’atteint pas mes objectifs, si je passe trop de temps à me détendre … mais je le vis mieux !
    • J’ai aussi beaucoup culpabilisé dans mes relations familiales. J’avais peur de ne pas être à la hauteur des attentes de mes parents. Je culpabilisais de ne pas pouvoir changer certaines de leurs mauvaises habitudes. Ce livre m’a permis de réaliser que je portais beaucoup trop de responsabilités et que je niais leur liberté d’action.