nospeursCes derniers jours j’ai travaillé sur les peurs et les croyances. 

J’avais déjà abordé de manière détournée le sujet dans l’article Vouloir c’est pourvoir  mais je suis allée beaucoup plus loin dans l’analyse des peurs.

C’est une partie stratégique de mon livre. Il me paraît difficile d’accepter de sortir des sentiers battus si on ne comprend pas l’origine de ses peurs.

Se faire accompagner pour identifier ses peurs

Ce n’est pas un sujet facile car la plupart de nos peurs et de nos croyances sont inconscientes.

Se faire accompagner par une personne externe qui n’a pas les mêmes angles morts que nous est donc intéressant pour identifier ses peurs.

En ce qui me concerne, j’ai participé à un programme « Hisse et Haut » pour faire le point sur mon équilibre de vie.

C’est à cette occasion que j’ai pris conscience que ma peur principale n’était pas celle que je croyais.

Je pensais que la peur de manquer financièrement était ma peur principale alors qu’en réalité ce n’est pas celle qui est la plus bloquante.

Faire le lien entre ses peurs et des blessures profondes 

Lors de ce programme, j’ai aussi découvert qu’il existe un lien entre nos peurs et nos blessures. 

C’est la théorie élaborée par Lise Bourbeau dans son ouvrage Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même. 

Au début, j’ai eu beaucoup de mal à faire le lien entre les deux. J’avais du mal à comprendre en quoi des blessures inconscientes pouvaient avoir un impact sur mes peurs. Je pense qu’il faut arrêter de tout intellectualiser et de vouloir toujours trouver une motivation cachée à nos actions. C’est la raison pour laquelle j’ai du mal avec la psychanalyse et les théories freudiennes même si je ne remets pas en question ses apports dans la compréhension de la psyché humaine.

Je dois toutefois avouer qu’après quelques temps, ce cheminement a fait son effet. J’ai pu me rendre compte effectivement que certains de mes comportements étaient liés à des évènements passés.

J’ai également sollicité des proches qui m’ont confirmé mes impressions et leur ai aussi demandé de se prêter à l’exercice. La plupart ont été décontenancés et ont effectivement confirmé la pertinence de ce modèle.

Les 5 blessures décrites par Lise Bourbeau sont :

  • la trahison,
  • le rejet,
  • l’abandon,
  • la humiliation,
  • l’injustice

Chacune est liée à une peur consciente ou non :

  • la blessure de trahison est liée à  la peur de la dissociation, de la séparation et du reniement.
  • le blessure de rejet est liée à la peur du rejet.
  • le blessure d’abandon est liée à la peur de la solitude.
  • la blessure d’humiliation est liée la peur de la liberté.
  • la blessure d’injustice est liée à la peur de la froideur.

Dans le livre je détaille, les caractéristiques de chaque blessure et je livre un exercice pratique qui m’a aidée à déterminer ma peur principale.

L’idée est d’identifier ses principales peurs non pas pour les « gérer » ou les « supprimer » ce qui serait totalement illusoire mais pour les dépasser.

Le point commun entre toutes les personnes que j’ai rencontrées et qui ont décidé de ne pas suivre une voie toute tracée est qu’elles avaient réussi à ne pas laisser leurs peurs guider leur choix. Cet état d’esprit est donc indispensable pour choisir sa vie.

C’est pourquoi j’ai beaucoup travaillé pour vulgariser les apports de la psychanalyse sur les peurs et les croyances.

J’ai également été fascinée de découvrir que nos peurs et nos blessures laissent une empreinte sur nos corps.

J’ai réellement pris conscience du lien entre le corps et l’esprit en pratiquant le yoga. Un des buts du yoga est l’union du corps et de l’esprit pour parvenir à l’équilibre et au bien-être. Depuis que je pratique le yoga je mesure à quel point nos émotions marquent notre démarche, notre façon de respirer et d’habiter nos corps.

Une des forces de l’analyse de Lise Bourbeau est de prendre en compte le langage du corps pour définir la ou les blessures qui sont à l’origine de nos peurs.

Par exemple, une personne qui souffre d’une blessure d’humiliation va avoir tendance à avoir un corps volumineux tandis qu’une personne qui souffre d’une blessure de trahison va avoir un corps qui exhibe la force.

Dans ces exemples, j’ai grossi le trait. Parfois, l’empreinte des blessures sur le corps est plus subtile.

Sans transition et pour conclure, je vous laisse découvrir une vidéo intéressante pour vous initier au langage du corps.

 

 

Sur ce je retourne à l’écriture de cette partie essentielle de mon livre.

 

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