Fleur, émettrice de bien être après 10 années d’expérimentations professionnelles


Articles, Se libérer / mardi, novembre 13th, 2018

 L’interview en bref

– Fleur est masseuse, dessinatrice, émettrice de bien-être au sein de la coopérative Graines de SOL à Pierre-Bénite.
– Elle a lancé son activité de masseuse après une dizaine d’années d’expérimentations et après la naissance de son deuxième enfant.
– Elle a été tour à tour graphiste, assistante de direction, hôtesse d’accueil, responsable d’association, serveuse …
– Toutes ces expériences l’ont aidé à mieux se connaître et à trouver sa voie.
– Fleur tenait à montrer à ses enfants qu’on n’est pas obligé de perdre sa vie à vouloir la gagner.
– Nous abordons la question du salariat qui ne lui permettait pas de s’accomplir et dévorait son énergie.
– Nous abordons son rapport au temps, et comment elle s’organise pour concilier sa vie d’entrepreneuse et sa vie personnelle. Pas de méthodes toutes faites ici. Uniquement des pistes pour les esprits libres qui souhaitent mettre en place des habitudes saines.
–  Le rapport à l’argent souvent tabou sera abordé car il est indispensable pour s’émanciper et pour réaliser ses projets.
– Nous évoquons la difficulté de concilier modernité et développement durable au quotidien alors que le réchauffement climatique est perceptible.
– Fleur veille à ce que ses convictions ne l’enferment pas dans des conditionnements sociétaux.

L’interview en profondeur

  1. Si tu devais te présenter à un inconnu, comment te définirais-tu ?

Je n’aime pas trop cette question, ça dépend de pas mal de paramètres  . Je dirais « émettrice de bonnes ondes »

  1. Quelles étaient tes passions enfants ? Puis adulte ?

J’étais plutôt casse-cou enfant, et j’avais pas mal d’imagination. Ma grand-mère parlait d’expériences, pour ne pas les appeler bêtises! Je me déguisais beaucoup, et j’adorais dessiner, surtout avec mon papa.

Je lisais pas mal, des BD principalement, et des romans de l’École des Loisirs.

J’ai toujours été très sportive : à 11 ans, je faisais de la gym, de l’escrime et du basket. J’ai continué le basket jusqu’à mes 35 ans. La danse a toujours été là en filigrane. Dans les réunions de famille, je dansais avec mes cousins et à l’adolescence, je sortais danser des nuits entières. J’adorais ça, mais je n’avais pas identifié l’importance de cette activité. Vers 18-20 ans, je me suis dis « je veux être danseuse ». Toutefois, je me suis laissé impressionner par les détracteurs me disant que j’étais trop vieille.

Plutôt créative et littéraire, j’ai fait ma scolarité sans me poser trop de questions, mais sans grande conviction non plus, je me suis contentée de faire ce qu’on me demandait. J’ai poursuivi mes études à la fac (j’ai une maîtrise en Arts du Spectacle option cinéma). J’en ai profité pour partir un an en Finlande avec Erasmus, et commencer à partir à la recherche de moi-même.

Je ne pouvais pas envisager de retourner vivre à Paris. Je suis donc venue finir mes études à Lyon. J’y ai rencontré une danseuse, avec qui nous avons monté une association (ImproMiXiTé). Pendant 2 ans, nous avons organisé des soirées danse et musique. Nous avons mis en scène 2 spectacles pour enfants avec quelques représentations avant de nous séparer pour des désaccords personnels.

  1. Qu’est-ce que tes expériences professionnelles passées t’ont apprises ? Quelles compétences utilises-tu dans ton travail actuel ?

Après les 2 ans de l’association, j’ai eu besoin d’être plus autonome financièrement. Je vivais déjà avec mon compagnon actuel, qui payait le gros des charges fixes. Je faisais des jobs d’appoint, type serveuse, hôtesse.

J’ai trouvé un poste d‘assistante de direction dans une agence de communication. Pas du tout pour de l’artistique ! J’assistais à la fois le DG et la DAF. Je m’occupais de la logistique de l’agence, qui comptait vingt salariés. Cela demandait des compétences variées. Je faisais de la compta et de la rédaction, de la com interne, la gestion logistique, les courses, l’accueil téléphonique, et je devais répondre aux demandes émanant des uns et des autres. J’ai développé patience, réactivité et disponibilité à toute épreuve. Un poste de poulpe (et un peu serpillère aussi) à n’en pas douter.

J‘ai découvert le stress qui émane de la hiérarchie, des collègues que l’on ne choisit pas mais qu’on voit tous les jours, des bouchons matins et soirs, des journées trop courtes pour tout faire, du peu de temps qu’il reste pour faire autre chose ainsi que la capacité de gens à se plaindre, malgré des avantages évidents (lieu de travail magnifique, salaire plus que décent)

Je suis tombée enceinte et j’ai pris un congé parental d’1 an. J’ai alors fait le point sur mes envies professionnelles.

Je me rendais compte que je n’avais pas vraiment envie du « métro-boulot-dodo » qui se dessinait.

Mon compagnon m’avait offert des séances de massage chez une masseuse à domicile, et ça m’a inspirée. En me renseignant, j’ai découvert le massage assis. J’ai eu l’idée de développer les 2 axes : massages longs pour les particuliers, et massage assis en entreprise, pour faire redescendre la pression avant qu’elle ne déborde. J’ai donc commencé à me former à différentes techniques de massages bien-être, en parallèle de mon activité salariée.

Après une rupture conventionnelle, j’ai intégré le milieu bancaire du côté administratif. Je faisais partie de l’équipe des hôtesses d’accueil pour un groupe qui opérait dans la gestion de patrimoine. Nous nous occupions de l’accueil et de la réservation des salons pour les conseillers. On m’avait parlé d’une dimension événementielle (conférences, cocktails) qui a été malheureusement réduite à peau de chagrin.

J’ai donc fait des cafés, apporté des boissons gazeuses, collé des étiquettes sur des chemises vierges. J’ai aussi joué au sudoku, aux mots fléchés et au scrabble en ligne. Au bout de 11 mois de ce régime, je commençais à me demander pourquoi j’étais là 8h par jour. Surtout pour toucher un salaire qui me permettait de payer la nourrice qui s’occupait de mon fils à ma place. Qui plus est, toujours la même rengaine plaintive des collègues, malgré des conditions de travail qui, sans être stimulantes intellectuellement, n’étaient pas foncièrement pénibles.

Cette expérience nous a cependant permis d’acheter une maison correspondant à mon projet de m’installer à mon compte et faire des massages. Après ça, j’ai fait des remplacements sur d’autres sites de la même société. Ces postes administratifs ont fini de me convaincre que l’entreprise au sens traditionnel du terme n’était pas faite pour moi. Mais cela m’a menée jusqu’à mon 2e congé parental. Il faut savoir profiter des opportunités qui se présentent.

  1. Qu’est-ce qui t’as fait réaliser que tu n’étais pas à ta place en tant que salarié ?

Quand on commence un nouveau boulot, il y a l’effet de la nouveauté : de nouveaux locaux, de nouvelles têtes, de nouvelles tâches, de nouveaux challenges. Et bien, vite tout cela se transforme en habitudes, en train-train, en routine puis en ennui. Je ne supportais pas de rester assise derrière un bureau 8h par jour, de devoir me justifier ou demander la permission pour m’absenter et de devoir courir pour tout ce qui touchait à ma vie personnelle quand il me restait de l’énergie pour !

  1. Comment as-tu décidé d’entreprendre dans le massage ? Est-ce que tu as expérimenté / envisagé différentes activités ? T’es-tu fait accompagnée pour cette reconversion ?

Le massage était en fait un retour aux sources. Nous sommes très tactiles dans ma famille paternelle. Ma grand-mère, élevée en Chine, nous massait les mains, le visage, et mon père adorait les massages. Il nous massait et on (mon frère et moi) le massait aussi (surtout ses grands pieds, il chaussait du 48!). Mon frère est d’ailleurs devenu kiné.

J’ai commencé en tant qu’auto-entrepreneur, mais je me suis sentie trop seule face à tout ce que la création d’activité impliquait. Surtout, je voulais laisser la porte ouverte à d’autres activités qui me tenaient à cœur : le dessin et la danse. Cela était compliqué sous le statut d’auto-entrepreneur.

J’ai rejoint une coopérative en 2015. Cela m’a aidée à me développer et à m’épanouir dans mes activités (accès à des formations, ateliers, conférences, dynamique d’échanges et de réseaux, et l’appui d’une personne référente en cas de besoin). La coopérative me permet de diriger mes activités comme je l’entends, tout en m’insérant dans une structure plus large, avec l’humain au cœur de ses préoccupations.

Aujourd’hui, forte de mon expérience et du constat évident que nous évoluons dans une société extrêmement cérébrale et sédentaire, je diversifie mon offre aux entreprises, en proposant aussi des ateliers de reconnexion au corps.

Je travaille pour que chacun puisse être autonome et acteur de son propre bien-être au quotidien.

  1. Comment se sont passés tes débuts en tant que masseuse ? Quelles étaient tes peurs ? Tes blocages ?

Ma peur principale était que ça ne prenne pas, et que je me retrouve à devoir faire marche arrière et retourner dans les rangs du salariat.

Mes blocages étaient clairement liés à mon manque de confiance en moi. Je doutais d’y arriver, et j’avais tendance à procrastiner sur la prospection commerciale. J’avais du mal à parler spontanément de ce que je faisais. Aller déposer des prospectus dans les commerces me posait problème.

J’ai dû énormément travailler ma relation à l’argent, surtout quand j’ai commencé à démarcher les entreprises. J’avais beaucoup de mal à me positionner au niveau des tarifs, et je n’aimais pas me retrouver dans la position d’avoir quelque chose à vendre. J’avais tendance à faire des remises, en me disant que j’avais déjà la chance de faire ce que j’aimais, je ne pouvais pas en plus générer des revenus décents. La conférence de Chritstian Junod sur la relation à l’argent m’a beaucoup aidée à avancer sur ce point-là et à prendre conscience du nombre de pensées limitantes qui me freinaient.

Aujourd’hui, à force d’expériences et de retours positifs de mes clients, je me suis renforcée intérieurement. Je suis plus consciente de ma propre valeur.

  1. Tu as lancé ton activité alors que tu avais 2 enfants en bas âge, pour beaucoup de femmes, c’est inconcevable ! Est-ce que tu penses que ça a été un handicap ou que ça t’as aidé à mieux t’organiser à ne pas te laisser dévorer par ton activité ?

Au contraire, ça a été fondamentalement moteur, d’être maman ! C’est entre autres ce souci d’exemplarité qui m’a poussé à développer ce qui me faisait vibrer, à donner de l’énergie à un projet qui avait un sens pour moi, plutôt que de la dilapider à rédiger des lettres motivation sans en avoir ! J’avais envie de leur montrer qu’on n’est pas obligé de « perdre sa vie à la gagner » et que c’est possible de vivre sa vie comme on l’entend, et pas simplement en suivant les sillons tracés, creusés, enfoncés par les générations d’avant d’autant plus à notre époque où tout change !

Au début, je sortais d’un an de congé parental dédié à mes 2 bambins, je travaillais de chez moi, et il a été difficile de sortir du rythme qui s’était mis en place. Ils étaient ma 1ère préoccupation et j’avais beaucoup de mal à me concentrer sur le développement de mon activité de massage (la fameuse charge mentale, décrite en BD par Emma).

Je m’étais remise au dessin après la naissance de ma fille, pour retranscrire tous ces minuscules et incroyables moments que je vivais dans ma vie de parent. Ca m’a aidé à me cadrer, car je me suis imposé un rythme de publication web hebdomadaire. Je passais donc chaque semaine quelques heures à dessiner, quelques heures à masser et le reste à m’occuper de ma progéniture. Assez vite, le cercle restreint maison/école/parc/maison/courses/parc/maison/école/maison m’a posé problème, mais il ne suffisait pas que je sorte de chez moi pour rencontrer du monde !

Rejoindre la coopérative m’a permis de me réouvrir au monde des adultes.

J’ai pu rencontrer des personnes avec les mêmes problématiques que moi, échanger avec certains qui avaient passé des caps, me nourrir des expériences et des points de vue des uns et des autres. J’ai commencé à intervenir en entreprise. Ma clientèle de particuliers s’étoffe. Les enfants grandissent..

Aujourd’hui, aucune semaine ne se ressemble et j’adore ça. Je viens de passer une année avec un équilibre parfait à mon sens : je dispose de mon temps et n’ai de comptes à rendre à personne. J’ai des impératifs horaires, bien sûr, mais la plupart du temps, je choisis lesquels. Je garde du temps pour moi, mes proches, les projets qui me tiennent à coeur pour vivre. Une activité n’empiète pas sur les autres, ou alors, c’est parce que je l’ai décidé (ou que je me fais avoir par mes enfants).

  1. On dit souvent qu’il faut se spécialiser pour réussir en tant que Freelance/Auto-entrepreneur. Ce n’est pas ton avis puisque tu as plusieurs cordes à ton arc. Quel est l’avantage de ne pas être spécialiste ?

Je suis persuadée de l’importance de l’enthousiasme. Je me spécialise dans ce qui me fait vibrer, pourquoi se limiter à un seul domaine ? En tout cas, depuis que je me permets de le faire, tout est beaucoup plus cohérent dans ma vie.

    9. Tu penses que ta plus grande liberté est le temps. Comment organises-tu ton temps pour arriver à équilibrer vie personnelle / vie professionnelle ?

Travailler au bien-être des autres et leur dire de prendre le temps de prendre soin d’eux m’a forcément fait réfléchir à ma propre vision du bien-être. Et à ce que je mettais en place pour me sentir bien. Je commence à avoir plusieurs interventions régulières en entreprise, ce qui me permet d’avoir une visibilité à moyen terme qui me tranquillise. Je ne cherche pas à remplir mon emploi du temps au forceps, surtout avec le massage, j’ai besoin de temps pour me ressourcer.

Quand on fait ce qu’on aime, la frontière pro/perso est parfois floue, au sens positif du terme ! Allez voir une conférence ou une expo, participer à des ateliers, des formations ou des workshops me permettent d’apprendre chaque jour un peu plus, de nourrir mes activités, et moi par la même occasion.

Pour la logistique familiale, ça nous a demandé quelques remises à niveau pour rééquilibrer la participation de chacun. Mon compagnon est à son compte depuis une vingtaine d’années, et c’est un gros bosseur. Mais il peut aussi s’organiser pour se libérer ! Si je dois intervenir un soir de semaine ou le week-end, il prend le relais. À l’inverse, si je finis ma journée tôt et que je peux récupérer les enfants plus tôt, je le fais avec plaisir.

Je ne me suis pas mise à mon compte pour passer mon temps à travailler sans lever la tête du guidon. Jusqu’ici, j’arrive à me garder les mercredis après-midi, la plupart des week-ends, ainsi qu’une semaine de vacances par petites vacances scolaires, et le mois d’août, tout entier (dont une semaine toute seule ) !

Je me suis rendu compte qu’il ne tenait qu’à moi de libérer ces plages. Personne ne vient me demander ce que j’en fais. 

  1. Penses-tu que tu as renoncé à des choses ? Si oui, lesquelles ?

Aaaaaah, ça, non ! Je ne vois que du positif, en tout. J’ai réellement trouvé ma place, ce que je fais a du sens pour moi, et c’est le plus important.

Qui plus est, et même si je ne me paie pas encore beaucoup, je suis aujourd’hui salariée de ma propre activité, via la coopérative. Je cotise à la retraite et à Pôle emploi (pas encore à la sécurité sociale, c’est le prochain cap!), et nous avons même une bonne mutuelle. J’ai donc les avantages du patron (pouvoir de décision et liberté d’action) et du salarié (sécurité matérielle) sans les inconvénients !

  1. Est-ce que tu as des routines / habitudes ? Dans le processus créatif, par exemple est-ce que tu notes toutes tes idées ?

Je note la plupart des idées de dessin, il y en a trop et je ne le retiens pas toutes ! Je suis bien contente de les noter à chaud et de les retrouver au moment opportun.

Tous les lundis matins, je fais le point : j’ai des interventions en entreprises posées sur plusieurs mois, ça m’aide à jalonner mon emploi du temps, à me structurer. Au niveau des particuliers, ma clientèle s’étoffe aussi, et j’ai souvent des rdv posés en avance. Ensuite, je regarde les créneaux dispo qu’il me reste et je dégage du temps pour mes autres activités (dessin, danse, admin…), ce qui me permet de décider si j’accepte ou non les rdv ou prestations de dernière minute.

Depuis la rentrée, je prépare l’auto-édition d’un recueil de mon blog (j’ai bon espoir d’être prête pour Noël!), et j’ai aussi prévu d’organiser 4 ateliers de danse sur l’année (1 à chaque saison). Jusqu’ici, j’arrive à m’organiser pour dédier du temps à chacune de ces activités, sans oublier des garder des plages « libres ».

  1. Est-ce que tu penses vivre selon tes convictions ? Quelles sont tes convictions ? Comment se traduisent-elles dans ta vie quotidienne ?

Je ne crois pas avoir de convictions, car je n’aime pas l’idée d’être « convaincue », ni d’être trop campée sur des principes, qui ne sont bien souvent que le reflet des conditionnements sociétaux dont on est plus ou moins conscients. Pour moi, tout est relatif.

Ce dont je me suis rendu compte, c’est qu’il est vraiment important de ne pas attendre que ça aille mal pour se rendre compte que ça allait bien. Je croise tellement de personnes qui ont clairement leurs besoins basiques assouvis (et même largement au-delà), mais qui les considèrent comme acquis et n’en profitent pas, submergés par une foultitude d’impératifs et/ou de pensées limitantes qu’ils s’imposent en plus de ceux que la société leur intime de respecter.

On était soumis, quotidiennement, en moyenne, à 8 injonctions négatives contre 2 positives.

Je n’ai pas vérifié l’information, mais je me suis dit que ça expliquait pas mal de choses. En plus des « agressions » extérieures, notre vocabulaire peut regorger d’expressions dépréciatives, même pour désigner des éléments pourtant réjouissants. Par exemple, l’expression « c’est mortel ».  Le déficit se fait vite, si on n’y fait pas attention. Et nous empêche de voir le positif, en général.

Mais la vie, on ne sait jamais bien ni quand ça vient, ni quand ça s’arrête, ni ce qu’elle va nous envoyer dans la tête, alors autant faire ce qui nous fait vibrer en priorité ! C’est aussi un bon moyen d’être plus fort dans l’adversité.

Depuis quelques années, je suis consciente du déséquilibre géopolitique de notre société humaine. Je suis aussi inquiète de voir ce réchauffement climatique dont on nous parle depuis si longtemps se concrétiser à une allure perceptible. J’essaie donc d’être plus consciente au niveau de ma consommation et de celle de mon foyer.  Je fuis au maximum les grandes surfaces, je favorise les commerces et producteurs locaux, je vais au marché, je cuisine, je recycle le plus possible et j’utilise du vinaigre blanc et du bicarbonate comme produits d’entretien. Pour les petits trajets, on se déplace principalement à pied ou en vélo, nous avons la chance d’avoir tout à proximité (école, marché, commerces, et même la forêt et la rivière!) J’essaie d’enseigner à mes enfants le respect de ceux et ce qui les entoure : les êtres vivants et la planète qui les abrite.

Mais ça n’est pas encore parfait, loin de là ! J’ai un Iphone, un Ipad, une Freebox, et un ordi portable, une voiture, j’achète des yaourts en portions individuelles et des poissons panés, et j’ai tout un stock de sacs plastique sous mon micro-ondes !

Notre société a pris des habitudes de consommation au-delà des besoins réels, et il est important de s’en rendre compte et d’œuvrer autant que possible à son niveau, tel le colibri.

Fleur lance une campagne Ulule. L’objectif initial est atteint, mais plus elle récoltera de fonds plus son projet pourra avoir d’écho. Pour contribuer RDV ici.

 

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