L’été est un moment propice à la déconnexion et à la lecture. Le reste de l’année, je ne suis pas friande des listes de lecture mais j’aime particulièrement me concocter une pile de livres à lire en été.

Je veille à diversifier les styles et à équilibrer légèreté et pesanteur. Cette année, une fois n’est pas coutume, la poésie fait son entrée dans mes centres d’intérêt.

C’est une surprise car j’ai toujours eu du mal avec la poésie.

Il reste que chemin faisant, je m’aperçois que j’ai besoin de mettre de la mélodie, de la légèreté et de la beauté dans ma vie.

Je me suis donc naturellement tournée vers la poésie.

J’espère que cette sélection vous inspirera et vous donnera quelques pistes de lectures à dévorer sous le soleil.

 

1. L’Amant – Marguerite Duras

 

Autant vous prévenir tout de suite, mon été est placé sous le signe de Marguerite Duras puisque deux des six ouvrages que j’ai sélectionnés ont été écrits par Marguerite Duras. Je ne connais pas du tout son oeuvre mais je cherchais à enrichir ma culture de références littéraires féminines.

Je me suis rendu compte que la plupart des livres que je lisais étaient écrits par des hommes. Ce n’est pas un problème en soi mais j’avais envie de rééquilibrer la balance pour découvrir d’autres sensibilités.

Marguerite Duras est une femme de lettres, une dramaturge, une scénariste et une réalisatrice française qui a vécu entre 1914 et 1996.

Le roman « L’amant » l’a rendue célèbre et lui a permis d’obtenir le prix Goncourt.

C’est donc, tout naturellement, le premier livre que je vais lire de sa plume.

L’histoire est une autofiction où Marguerite Duras raconte son séjour en Indochine et sa rencontre avec un riche chinois dont elle est tombée amoureuse. Pour le reste, je n’en sais pas plus mais j’ai hâte de découvrir ce titre.

 

2. Dix heures et demie du soir en été – Marguerite Duras

 

J’ai choisi ce titre complètement au hasard car il m’intriguait et qu’il collait bien à mes envies de romans légers à lire au bord de l’eau.

L’intrigue est la suivante : un couple et leur amie se rendent en vacances à Madrid. Leurs vacances sont perturbées par un crime et un adultère.

Ce livre est réputé difficile à saisir pour un néophyte car derrière son apparente simplicité, il revêt plusieurs lectures.

Pour certains, il symbolise aussi le mouvement littéraire du « Nouveau Roman ». Il s’agit d’un mouvement littéraire qui remet en question le roman classique centré autour de l’intrigue et des personnages, et donne une plus grande importance à la vie intérieure de ces derniers.

J’avoue que j’ai du mal à voir l’impact sur le schéma narratif mais j’espère en savoir plus après cette lecture.

 

3. La maison du splendide isolement -Edna O’Brien

 

Ce printemps, je me suis prise de passion pour l’histoire de l’Irlande du nord. J’ai écrit plusieurs articles mais je ne les ai pas encore publiés.

À cette occasion, j’ai découvert la littérature irlandaise qui est une littérature assez sombre, brutale et mélancolique où les sentiments sont décuplés.

L’histoire que j’ai sélectionnée s’inscrit dans cette lignée. Elle raconte la rencontre de deux êtres que tout oppose.

Josie est une vieille femme malade et seule qui ressasse le passé et une lancinante culpabilité alors que Mc Greevy est un résistant de l’IRA qui se bat pour la réunification de l’Irlande. Ces deux personnages vont se côtoyer dans un huit clos prometteur. La rencontre entre ces deux écorchés vifs promet des questionnements profonds comme je les aime.

 

4. Comme par magie – Elizabeth Gilbert

 

Il s’agit du premier livre de non-fiction de ma liste.
Elisabeth Gilbert a connu un succès inattendu et planétaire avec son livre Mange, Prie et Aime. que j’avais dévoré.
Récemment, j’ai revu une de ses conférences où elle évoquait le succès, l’échec et l’écriture.

Je l’ai trouvée pertinente et touchante.

J’ai donc décidé d’acheter son livre pour aller plus loin et connaître sa vision sur la créativité, sujet qui me fascine.

 

5. Digital Minimalism – Cal Newport

 

J’ai découvert Cal Newport grâce au concept de « deep work » que j’ai trouvé brillant et mis en application dans mon quotidien.

Pour rappel, le « deep work » est une méthode de travail efficace pour mener à bien des projets nécessitant une grande capacité de concentration. Cal Newport conseille d’aménager des créneaux de travail ininterrompu pendant lesquels aucune distraction n’est autorisée.

Son nouvel opus a tout de suite retenu mon attention car il traite d’un sujet qui me préoccupe, mon addiction à Internet. Je suis une grande consommatrice d’Internet. J’avoue que j’ai du mal à m’en passer et que je dois souvent me forcer à la déconnexion. J’ai remarqué que cette déconnexion, bien que douloureuse, était nécessaire et apaisante.

Je ne sais pas encore ce que Newport entend par « Digital Minimalism » mais cet été je vais expérimenter une déconnexion totale pendant 15 jours.

Rendez-vous à la rentrée pour partager mes impressions !

 

6. Les Fleurs du Mal de Beaudelaire

 

Les Fleurs du mal comportent 163 poèmes publiés en 1857.

Les poèmes évoquent une grande variétés de thèmes : la souffrance, la mort, la sexualité, l’aspiration à un monde idéal.

J’ai choisi de débuter la poésie par Beaudelaire car il est considéré comme le père de la poésie nouvelle et que c’est le poète dont je garde un bon souvenir des mes années lycée.

Par ailleurs, pour moi, il incarne parfaitement « le spleen », cette mélancolie sans cause apparente qui est si caractéristique de ma personnalité lunaire … même si la lune peut aussi posséder des faisceaux lumineux extraordinaires !

Quoi qu’il en soit, je ne sais pas si je vais réussir à lire l’intégralité de cette oeuvre cet été mais la perspective d’y piocher des poèmes par de chaudes après-midis d’été m’enchante.

 

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Avez-vous lu un de ces ouvrages ?

 

Prévoyez-vous des lectures particulières pour cet été ?