L’autoédition permet à tous ceux qui le veulent de publier et de vendre leur livre . Toutefois, tout n’est pas rose. Auto-publier un livre est un parcours du combattant. Il m’a fallu près de deux ans avant de pouvoir appuyer sur le bouton “publier”. J’ai écrit l’article que j’aurai aimé lire avant de me lancer dans cette aventure. J’y détaille les raisons qui m’ont poussée à choisir l’autoédition ainsi que mon processus d’écriture. 

pourquoi-chosir-autoeditionPhoto by Kaitlyn Baker on Unsplash

 

Mon histoire commence en juin 2018. Je me lance dans le blogging car je me pose énormément de questions sur le sens de ma vie, sur la crise écologique et sur la place du travail. J’écris pour clarifier ma pensée. Le blog me sert également de prétexte pour interroger des artistes et des entrepreneurs sur ces questions. 

Progressivement, l’idée d’écrire un livre commence à germer dans ma tête. 

Toutefois, je ne connais rien au milieu de l’édition, je n’ai jamais écrit de livre et je n’ai aucune relation. 

Je doute énormément. Suis-je vraiment capable d’écrire un livre ? Aurais-je assez de rigueur et de patience pour aller au bout du processus ? Est-il seulement possible de publier un livre ? A quel prix ? 

Voilà les questions auxquelles je pensais en prenant mon petit-déjeuner.

Pour préserver mon couple alors que je devenais obsessionnelle, je décide d’enquêter.

C’est comme cela que j’ai découvert le monde de l’autoédition. J’ai tout de suite été séduite par ses avantages. 

Les avantages de l’autoédition à l’heure de publier son premier livre 

L’autoédition est une innovation majeure qui redistribue les cartes du jeu.

Elle permet aux créateurs de publier leurs oeuvres sans passer par des intermédiaires.

Elle permet aussi à tout un chacun de diffuser ses connaissances sans barrières. Or les livres sont puissants.

Pour preuve, l’invention de l’imprimerie par Gutenberg a entraîné la Révolution française.

Les avantages de l’autoédition me laissent penser qu’une nouvelle révolution est en marche, celle de la création.  

Mais au fait quels sont ces avantages ? 

Une rapidité d’exécution imbattable 

L’autoédition accélère le rythme de la publication.

Dans le secteur de l’édition classique, il s’écoule en moyenne 18 mois entre le moment où vous soumettez votre manuscrit et le moment où votre livre est publié. 

Dans l’autoédition, il n’y a aucune contrainte en termes de délai. 

L’auteur choisit librement sa date de publication. En théorie, il peut publier son livre dès qu’il a fini de le rédiger.

Dans la pratique, il faut tout de même compter 2 à 3 mois pour relire le texte et préparer la promotion. 

Une rémunération plus juste pour les auteurs

Le plus gros avantage de l’auto-publication est qu’elle permet une meilleure rémunération des auteurs.

Dans le milieu de l’édition classique, les auteurs ne touchent qu’entre 3 à 10% de droits d’auteur.

Ce taux dépend de leur notoriété, de leur capacité de négociation et de la politique commerciale de l’éditeur. Certains éditeurs sont plus “généreux” avec les auteurs. 

Alexandre Dana, le fondateur de l’école Livementor et auteur du livre La méthode Livementor explique dans cet article qu’il a touché une avance de 12 000 euros et 12% de droits d’auteur car il disposait déjà d’une notoriété et d’une communauté.

La plupart des auteurs ne bénéficient pas de ce rapport de force favorable et doivent se contenter de 1500 euros d’avance et de 6% de commissions. 

Un auteur qui s’auto-édite avec Amazon Kindle Publisher va lui toucher 60% de commissions et ce, sans avoir à négocier. 

Cet écart de rémunération peut aisément se comprendre.

Les maisons d’édition doivent rémunérer tous les intermédiaires qui participent au projet : imprimeur, relecteurs, diffuseurs. L’autoédition c’est un circuit court.

Un auteur autoédité est dans la même situation qu’un paysan qui vend ses produits à la ferme. 

Et d’un point de vue financier, cela est bien plus avantageux. 

pourquoi autoédition permet meilleure rémunération

Exemple concret avec un livre vendu à 22 euros  qui coûte  4 euros à imprimer

  • Si votre livre papier est vendu 22 euros par votre éditeur, vous toucherez entre 0,66 et 2,20 euros de redevances selon le % de commissions négociées. 
  • Si vous autopubliez votre livre papier avec Amazon Kindle Publisher, vous toucherez 9,2 euros soit 60% du prix de vente moins les coûts d’impression. 

 

 

Une plus grande liberté créative 

L’autoédition offre une grande liberté créative.

Les maisons d’édition traditionnelles doivent plaire à leur lectorat.

Elles vont prendre des risques mesurés et sélectionner les œuvres qu’elles vont pouvoir vendre.

Par ailleurs, il y a des sujets qui sont trop spécifiques pour être adressés par une maison d’édition traditionnelle. 

Le nombre de lecteurs n’est pas suffisant pour qu’elles s’y retrouvent financièrement. 

L’autoédition suit d’autres logiques. Vous pouvez publier un livre même s’il ne va intéresser qu’une poignée de lecteurs.

Personne ne vous en empêchera. Si vous souhaitez comme mon amie Concha Lopez Llamas publier un livre de contes sur la cohabitation loup/homme dans les villages de Castille et Léon vous pouvez. 

Si vous souhaitez publier un livre retraçant l’histoire de votre famille, vous pouvez.

De plus, les auteurs sont aussi plus libres dans l’écriture. 

Personne ne va questionner votre plan ou le contenu du livre pour qu’il colle à la ligne éditoriale de votre éditeur.

Personne ne va vous imposer un format, un style d’écriture ou un schéma narratif. 

Une plus grande accessibilité 

Les éditeurs refusent 95% des manuscrits qu’on leur soumet. Vous pensez peut-être que les manuscrits refusés sont mauvais ?

Il est donc normal qu’une autorité (l’éditeur) décide ce qui doit et ne doit pas être publié. 

Si vous pensez cela, vous occultez une dimension fondamentale de l’art : la subjectivité. JK Rowling a subi douze refus pour son œuvre Harry Potter. 

Croire qu’une poignée de personnes peut décider de ce qui vaut la peine ou non d’être publié revient à soutenir une forme de dictature. Or la dictature n’est jamais la meilleure solution. 

Après avoir lu cela, vous vous demandez sans doute pourquoi les maisons d’édition existent encore.  Et bien pour être honnête, l’autoédition n’a pas que des avantages. 

Les inconvénients de l’autoédition pour publier son premier livre 

Un travail titanesque pour l’auteur

L’ inconvénient majeur de l’autoédition est qu’elle exige un travail titanesque pour l’auteur.

L’auteur ne se contente pas d’écrire l’ouvrage, ce qui est déjà un challenge en soi. Il doit en plus endosser différentes casquettes et acquérir des compétences qui sont parfois éloignées de l’écriture. 

Quand on s’auto-édite, il faut réaliser les démarches administratives. 

De plus, il faut effectuer le travail de correction, de relecture et de mise en page. 

Enfin, il faut également assurer la promotion de son livre car personne ne va le faire à votre place. 

Pour cela, il faut développer une certaines appétence pour le marketing.

Il faut savoir à qui va s’adresser le livre, bien comprendre les motivations que pourraient avoir les lecteurs à acheter votre livre et ensuite les rassurer et les convaincre de mettre la main au portefeuille.

L’autoédition est non seulement une démarche artistique mais aussi et avant tout une démarche entrepreneuriale

Une mauvaise image 

L’autoédition souffre d’une mauvaise image.

Certains vont même jusqu’à poser la question provocante  “pourquoi la plupart des livres autoédités sont mauvais ?”

En ce qui me concerne, je ne pense pas que tous les livres autoédités soient mauvais. 

J’ai lu des livres autoédités d’une grande qualité : 

A l’inverse j’ai lu des livres édités extrêmement mauvais.

On a tous en tête ce livre écrit par une célébrité, publié par opportunisme par un éditeur qui s’est révélé être un navet. 

Acheter un livre publié par une maison d’édition nous rassure mais cela ne nous évite pas la déception. 

Par ailleurs, l’autoédition a permis l’émergence de très belles plumes comme Agnes Martin-lugand, l’auteur de Les gens heureux lisent et boivent du café.

Ce livre qui a connu un succès vertigineux puisqu’il s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires.

Ce succès a été rendu possible grâce à Amazon puisque le livre a d’abord été auto-publié sur Amazon à moins d’un euro.

Au bout de trois semaines, le livre arrive en tête du classement des meilleures ventes.

L’éditeur Michel Lafont contacte alors Agnes Martin-Lugand et publie son livre.

L’autoédition est une opportunité pour les écrivains en herbe de se faire connaître et donne naissance à de très belles carrières. 

Une moins bonne distribution 

Les maisons d’édition donnent accès à la distribution en librairie.

Il est possible de distribuer un livre autoédité en librairie mais il faut démarcher les libraires ce qui représente encore un travail important alors que les maisons d’édition ont déjà des accords qui permettent une distribution massive auprès de grands distributeurs comme la Fnac ou Decitre ainsi qu’auprès des libraires indépendants. 

La solitude 

Un auteur qui s’auto-édite se retrouve face à lui-même.

Il ne bénéficie pas d’un “coach” externe, son éditeur, qui le pousse à avancer.

L’auteur doit développer une certaine autodiscipline pour faire avancer son projet d’écriture.

Je pense que si j’avais eu des comptes à rendre à un éditeur, j’aurai écrit plus rapidement. 

Par ailleurs, il peut être intéressant d’avoir un regard externe sur ses écrits afin de nous pousser à les améliorer. 

Malgré ses inconvénients, l’autoédition était pour moi une évidence. 

Pourquoi j’ai choisi l’autoédition ?

J’ai choisi l’autoédition pour plusieurs raisons. 

En tant que grande adepte du Do It Yourself, j’ai été séduite par l’idée de tout faire moi-même et la dimension entrepreneuriale de l’autoédition. 

Je pense que je suis assez minoritaire.

Pour la plupart des auteurs, la promotion, le design de la couverture et la définition du prix représentent des corvées. En ce qui me concerne je suis tombée amoureuse du processus.

J’ai aimé : 

  • maîtriser la chaîne de valeur de A à Z et apprendre ce qu’impliquait écrire un livre
  • être libre de choisir les moindres détails  : l’image sur la couverture, la couleur du papier, la taille de l’ouvrage…
  • ne pas avoir à faire de concession sur mon plan ou le contenu du livre pour plaire au plus grand nombre. Pour autant, est-ce que cela signifie que je n’ai pas pensé à mes lecteurs ? La réponse est évidemment non. J’ai énormément travaillé sur la structure et le plan pour le rendre le plus lisible possible. J’ai d’ailleurs fait appel à des bêta-lecteurs pour obtenir des retours.

Comment j’ai procédé, mon processus d’écriture étape par étape 

J’ai défini le pourquoi du livre 

Avant d’écrire le livre, je me suis interrogée sur mes objectifs.

Mon premier objectif était purement égoïste.

Ecrire un livre était un rêve d’enfant. Les livres m’ont tout appris.

Je ne serais sans doute pas la personne que je suis devenue sans eux. Mes parents étaient d’origine modestes, les livres étaient mon principal loisir. Je passais la plupart de mes après-midis plongée dans les livres.

Les livres me permettaient de voyager et de comprendre le Monde. Je découvris qu’écrire permettait de mieux se connaître. Ecrire m’a permis de gagner en clarté pour oser créer mon job de plume au service des clients. 

Mon deuxième objectif était plus politique

D’une part, je voulais démontrer qu’il était possible de sortir du moule et que ne pas avoir de voie était aussi une alternative à l’hyperspécialisation. J’ai choisi de ne pas recourir aux termes “multipotentiels”, “slasher”, “hauts potentiels” à dessein. 

Pour moi, ces termes sont réducteurs et nous enferment dans des cases alors même qu’ils prétendent nous en libérer.

L’homme est curieux par nature. Je ne connais personne qui ne s’intéresse qu’à un seul et unique sujet.

Le livre s’adresse donc à tous ceux qui veulent régulièrement changer d’orientation professionnelle et personnelle mais qui ont peur et qui n’osent pas sortir du moule.

Je leur fournis un manuel et des outils pratiques pour dépasser les obstacles et ainsi construire un parcours qui leur ressemble. 

D’autre part, je voulais montrer qu’une entreprise comme Amazon pouvait servir des causes nobles.

C’est pour cela que j’ai décidé de reverser une partie des revenus issus de la vente des livres à Anciela, une association qui oeuvre pour la transition écologique et solidaire. 

J’ai effectué des recherches

Quand j’ai commencé à écrire, je n’avais pas mis en place de système de gestion de la connaissance.

Toutefois, j’avais lu des centaines de livres. Je pense que ces livres ont laissé une empreinte dans mon cerveau.

Quand j’ai commencé à écrire, j’ai très rapidement et de façon intuitive fait le lien avec des concepts, des idées et des exemples qui m’avaient marquée.

J’ai effectué des recherches ponctuellement pour illustrer certaines idées ou des concepts mais l’essentiel était gravé dans mon esprit. 

J’ai débuté l’écriture 

L’écriture de mon livre n’a pas du tout été un processus linéaire.

Avant de me lancer dans cette aventure, j’avais une idée assez romantique de l’écriture.

La réalité est moins sexy. Ecrire est un livre c’est beaucoup de sueur et des larmes.

De la sueur parce que cela demande de s’asseoir derrière son bureau de façon régulière et des larmes parce que c’est un exercice d’introspection qui nous embarque dans un tourbillon émotionnel. 

J’ai fait la grave erreur de commencer à écrire sans avoir de plan assez détaillé.

Cela m’a pénalisée au début mais j’ai rectifié le tir au fur et à mesure.

Ensuite, j’ai opté pour une approche assez pragmatique car je devais concilier l’écriture de mon livre avec mon activité salariée. J’écrivais dès que j’avais du temps. Je prenais les parties qui m’inspiraient le plus en fonction de mon état énergétique.

J’essayais  aussi d’écrire le plus régulièrement possible pour ne pas perdre le fil du récit et pour rentrer dans un état de flow le plus rapidement possible. Et voilà, c’est tout. 

J’ai entamé la relecture

Quand j’ai écrit le livre, je n’avais pas conscience que ce travail allait me demander autant de temps.

Je pensais naïvement que cette étape était accessoire et que je la bouclerai en quelques semaines.

En réalité, il m’a fallu plusieurs mois. La relecture est un moment crucial, décisif même. C’est là que le projet prend réellement forme.

Il faut accepter de jeter à la poubelle des pages entières. C’est un moment douloureux. Il ne faut garder que l’essentiel.

Ce moment est peut-être le plus compliqué en tant qu’auteur indépendant. Il n’est pas toujours facile de prendre du recul sur son travail. La relecture peut aussi être décourageante, on a l’impression d’être arrivé au bout du projet et il faut tout recommencer. 

Après avoir finalisé une première relecture, j’ai fait lire et corriger le texte par deux amies. Cela a permit de supprimer les fautes d’orthographe et de grammaire mais aussi de clarifier des aspects du livre.

J’ai effectué les démarches administratives

Dans la vie en général, je déteste tout ce qui touche de près ou de loin à l’administratif.

Cette phobie ne m’empêche pas de payer mes impôts. Elle ne m’a pas non plus épargné le fait de devoir me pencher sur les démarches administratives. 

Quand on auto publie un livre, il faut : 

  • commander un numéro ISBN : il s’agit d’un numéro qui identifie de façon unique et permanente votre livre. Pour ma part, je l’ai commandé via l’AFNIL. Amazon peut vous en fournir un gratuitement mais vous ne pourrez l’utiliser que pour diffuser votre livre sur Amazon. 
  • ouvrir un statut d’autoentrepreneur ou de micro-entreprise pour déclarer vos revenus. 
  • effectuer le dépôt légal, cela consiste à envoyer un exemplaire définitif et non pas une épreuve à la Bibliothèque Nationale de France (Bnf). Comme Amazon ne permet pas de commander un exemplaire auteur avant la mise en ligne, j’ai dû envoyer le livre après sa mise en vente. A ce niveau, il n’y a pas d’obligation en termes de délais mais le mieux est de le faire dans la foulée. 
  • protéger son oeuvre. Il existe des solutions payantes et gratuites. Pour ma part j’ai opté pour l’envoi de mon manuscrit à mon adresse en lettre recommandée avec accusée de réception. Si je n’ouvre pas l’enveloppe, cela suffira à prouver l’antériorité en cas de souci.

J’ai choisi de recourir à Amazon Direct Publishing 

Amazon Direct Publishing autopublication

Je sais que différentes plateformes existent qui permettent d’auto-publier un livre.

J’ai choisi Amazon Direct Publishing par facilité. Je savais que publier sur Amazon ne me demanderait pas beaucoup de travail.

Son offre est intéressante. Il s’agit de l’acteur dominant. Je n’ai pas cherché ailleurs. 

J’ai décidé de publier un livre broché et un ebook

Même si je me suis mise à la lisseuse et que je lis de plus en plus de livres numériques, je suis attachée à l’objet.

J’aime l’expérience de lecture offerte par le papier, le plaisir de tourner les pages, la texture…

Je voulais donc absolument que mon livre soit un livre papier.

De façon plus pragmatique, les livres papier représentent encore aujourd’hui l’essentiel des ventes. Peu de personnes disposent d’une lisseuse. Je tenais donc à ce que le livre soit accessible pour le maximum de personnes.

Pour autant, j’ai également décidé de publier un livre numérique sur Amazon et sur mon blog personnel.

J’ai utilisé le logiciel Calibre pour convertir mon document Open Office en fichier EPUB. 

J’ai choisi mon titre

Le choix du titre est crucial car il doit à la fois être fidèle au contenu du livre et donner envie aux lecteurs.

Certains auteurs comme Tim Ferris conseillent de faire des tests A/B pour choisir le titre de son livre.

Il s’agit de programmer de la publicité sur deux titres différents et de voir lequel génèrent le plus de clics.

L’histoire dit que Tim Ferris serait même allé jusqu’à imprimer des fausses couvertures qu’il a mises par dessus des livres dans une librairie pour voir celle qui attirerait le plus l’attention. Je ne suis pas allée jusque là mais j’ai réalisé plusieurs sondages.

A chaque fois que j’avais un titre en tête je le testais auprès de mon entourage et j’observais leurs réactions.

J’ai également effectué un sondage sur un groupe Facebook.

J’a récolté 70 votes et des dizaines de commentaires. Je me suis arrachée les cheveux.

J’avais des dizaines de titres en tête mais aucun ne collaient. Je n’aimais pas la musicalité.

J’ai donc repoussé l’heure du choix. J’ai programmé un week-end avec des copines.

Le dimanche matin à mon réveil, j’étais surexcitée. J’avais trouvé mon titre. 

J’ai pensé la couverture et la quatrième de couverture 

Le choix de la couverture est une étape délicate.

J’ai longuement hésité entre produire la couverture moi-même avec l’outil CANVAS et recourir à un graphiste professionnel. J’ai commencé par faire quelques essais. Ils étaient “pas mal” mais je n’étais pas convaincue.

J’ai donc cherché une professionnelle sur Malt.fr

J’aimais beaucoup le style et le portfolio d’Anouk Darondeau.

Je l’ai donc contactée. Au départ, j’avais une idée plutôt vague de ce que je voulais.

J’ai donc effectué des recherches sur Internet pour trouver de l’inspiration. J’ai récolté des dizaines d’images pour définir les traits du personnage principal de la couverture et la scène que je voulais représenter.

Nous avons fait plusieurs allers-retours pour trouver les bonnes couleurs et textures.

Au final je suis très contente et très fière du résultat.

J’ai fixé mon prix de vente

J’ai effectué des recherches sur les sites de ventes de livre en ligne pour fixer mon prix en fonction de l’offre. Mon prix de vente est bien moins élevé que celui pratiqué par les éditeurs car je suis une inconnue et que mes frais sont moindres.

Je voulais donc que le prix ne soit pas une barrière psychologique pour les lecteurs.

Dans le même temps, je ne voulais pas dévaloriser mon travail.

Le prix envoie un signal important. Je trouve qu’un prix trop bas peut desservir l’auteur.

Je voulais également reverser un euro sur chaque exemplaire vendu à l’association Anciela qui oeuvre pour la transition écologique et solidaire à Lyon. 

C’est pour cela que j’ai choisi de définir un prix de vente à 12,31 euros en prix catalogue et 12,99 en incluant la TVA.

Stucture de coûts autoédition de mon livreCe prix comprend : 

  • le coût d’impression : 4 euros 
  • ma rémunération en tant qu’auteur : 3,39 euros dont 1 euro de don à Anciela soit 2,39 euros 
  • la commission prélevée par Amazon : 4,92 euros  

Vous l’aurez compris, on n’écrit pas un livre pour l’argent sauf s’il devient un best-seller. 

Ma prochaine étape : la  promotion et la vente 

L’écriture est une étape importante mais maintenant j’entame une autre étape tout aussi importante, celle de la promotion et de la vente.

A ce niveau, j’ai prévu : 

  • de publier quelques posts Linkedin
  • de proposer un livre blanc Les leçons apprises suite à l’écriture de mon livre
  • d’écrire quelques articles sur des sites invités
  • d’organiser un événement physique dès que le coronavirus sera passé. 

Le mot de la fin

L’autoédition bouleverse le milieu de l’édition traditionnelle et m’a permis de réaliser mon rêve. Il y a 20 ans je n’aurais pas pu écrire mon livre et le publier. Même si le chemin a été difficile je ne regrette pas une seule seconde d’avoir entrepris cette aventure. 

Je suis convaincue que l’autoédition va gagner du terrain et susciter des vocations dans les années à venir, peut-être la vôtre ?


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