Pourquoi n’arrivons-nous pas à prendre une décision ?

Nous sommes nés avec des logiciels pré-installés dans nos cerveaux.

Ces logiciels sont des “modèles mentaux”.

Ils sont composés de croyances conscientes et inconscientes.

Ces croyances peuvent se renforcer au fur et à mesure de nos expériences de vie.

Les modèles mentaux sont utiles. Il s’agit de raccourcis qui nous aident à décider.

Toutefois, certains de ces modèles mentaux peuvent être destructeurs.

Dans cet article, je m’attache sur le premier point.

Je montre en quoi connaître les modèles mentaux nous aide à prendre une décision.

1. La vie est faite de systèmes

Plus je vieillis et plus je me rends compte que tout peut être pensé comme un système.

Un système est un ensemble d’élément interdépendants qui composent un tout supérieur. La somme vaut plus que la somme des parties.

  • Une entreprise est un système.
  • Un couple est un système.
  • Une amitié est un système.

Un modèle mental permet de comprendre comment le système fonctionne.

Sans cela, nous avons tendance à chercher des analogies. Les analogies sont utiles mais elles ne permettent pas de saisir la complexité d’un problème ou de penser en dehors du cadre.

Au lieu de raisonner par analogie, nous pouvons utiliser les “principes fondamentaux”. Il s’agit alors de réfléchir à ce que nous souhaitons obtenir et à ce qui est vrai indépendamment des circonstances. Ainsi quand on lance une activité, il ne faut pas regarder ce que font les concurrents mais se concentrer sur le problème à résoudre et ce que nous voulons obtenir.

Jeff Bezos et Elon Musk utilisent les principes fondamentaux dans leurs activités mais ces principes sont aussi utiles dans la vie de tous les jours.

Une fois qu’on a compris que tout était un système, le but est d’optimiser ce système pour réaliser nos objectifs ? Comment choisir les systèmes qu’il faut optimiser dans votre vie ? Comment prendre une décision ? 

2. Quelles sont vos valeurs ?

Il est vain de vouloir tout optimiser, d’optimiser un système qui n’a aucune valeur à vos yeux ou de s’épuiser à optimiser le rouage d’une machine plutôt que la machine elle-même.

Par exemple,

  • ne lutter pas pour obtenir une augmentation de 15% dans votre job actuel quand vous pouvez facilement obtenir 25% en changeant de job.
  • ne cherchez pas à obtenir le salaire le plus élevé si vos loisirs comptent plus que votre travail. Au lieu de ça, cherchez à réduire vos dépenses pour avoir plus de temps libre.

Dit comme cela paraît simple. Il est extrêmement difficile d’appliquer ce raisonnement dans la vraie vie. J’ai perdu trois ans de ma vie dans un job que je n’aimais pas car je poursuivais de mauvais objectifs.

Le problème c’est qu’on peut facilement se laisser porter par le courant.

C’est tellement agréable pour notre cerveau d’être pris dans une routine. Une fois que nous sommes dans un certain confort, nos cerveaux vont lutter de toutes leurs forces pour rester dans ce confort.

Bien sûr, il ne faut pas tout questionner tout le temps. Il faut savoir appréciez la beauté d’être dans un courant et en même temps ne pas en abuser.

3. Quels modèles mentaux permettent de prendre de meilleures décisions ?

Pour prendre une décision, il faut :

  • savoir quel chemin prendre en premier
  • allouer du temps, de l’énergie et de l’argent pour réaliser ce projet 

Décider quel chemin prendre est encore un combat du quotidien pour moi.

Le monde est rempli d’opportunités, de projets exaltants et notre temps est limité.

Choisir devient un vrai casse-tête et en même temps ne pas choisir revient à vivre une vie par défaut.

J’utilise 4 modèles mentaux pour m’aider à prendre mes décisions :

La loi de Pareto.

Selon cette loi 80% des résultats proviennent de 20% de nos actions.

J’essaye donc d’identifier les actions qui vont me permettre d’atteindre mes résultats.

Pour développer mon activité, je concentre mes efforts pour trouver des clients avec qui je m’entends le mieux et qui ont potentiellement m’amener de la récurrence.

Je passe le plus de temps avec les amis qui me procurent le plus de joie.

J’investi dans des activités qui me plaisent le plus et améliorent le plus mon bien-être.

Cela ne m’empêche pas d’expérimenter de nouvelles choses ou de rencontrer de nouvelles personnes. Simplement j’essaye de limiter ma tendance naturelle à la dispersion.

Minimisation des regrets.

Selon cette loi, pour maximiser votre bonheur à long terme, il faut prioriser les projets que nous regretterons le plus de ne pas avoir poursuivis lorsque nous serons vieux et que nous regarderons en arrière.

Avant de choisir un projet, je m’imagine en personne âgée :

  • Est-ce que je suis fière d’avoir réalisé ce projet ?
  • Est-ce que j’ai des regrets si je reste dans la situation présente ?

La théorie des contraintes.

Ce modèle part du principe que le déséquilibre est inévitable. Il faut donc chercher les goulots d’étranglement pour maximiser les bénéfices. Si je veux me lancer dans un nouveau projet mais que je n’y arrive pas, je réfléchis aux différentes causes de mon inaction :

  • est-ce une question de temps ? de motivation ? de manque de connaissance ?

Si mon blocage vient du fait que je connais pas les alternatives, j’agis d’abord sur ce premier blocage.

La matrice d’Eisenhower

J’essaye de sélectionner mes projets en fonction de deux critères, l’urgence et l’importance :

Si la tâche est urgente et importante, elle passe dans ma TODO de la semaine.

Si la tâche n’est pas importante et qu’elle n’est pas urgente je la supprime.

Si la tâche est importante et non urgente, je la planifie.

Pour le moment, je ne délègue pas mes tâches 🙂

La difficulté avec cette matrice est qu’il faut être clair avec ce qui est urgent et ce qui ne l’est pas. Cela n’est pas toujours évident.

Par ailleurs, elle fonctionne bien pour mon activité professionnelle mais pour mon activité créatrice, elle a ses limites. Parfois, j’ai juste envie d’écrire car je suis inspirée et je n’ai aucune idée de comment je vais utiliser cet écrit.

Par exemple, dans mon livre, j’ai glissé une “Lettre à l’ado que j’ai été”. J’avais écrit cette lettre un soir de déprime. Je n’avais jamais pensé à la publier car elle est assez intime. Toutefois, elle illustre tellement bien l’outil que je voulais partager que je l’ai finalement publiée. C’est un des passages qui marque le plus les lecteurs et il a été écrit sans objectif. Conclusion : cette matrice est utile mais pas tout le temps.

✊ Nous ne sommes pas des machines. 

Conclusion

Les modèles mentaux nous aident à prendre une décision quand nous n’avons pas d’expérience préalable.

Ils nous aident à élargir notre regard. 

Si le seul outil que nous avons est un marteau, nous avons tendance à voir tout problème comme un clou. 

 


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